"Une table en bois" à la Cité du Grand-Parc (Bordeaux)




Avec quelques copains et l'artiste-plasticienne Rouge, nous avons collés sur la façade d'un immeuble dans le Quartier du Grand-Parc où j'ai habité sans interruption de 1999 à 2005. 
Tous les étés, et dès que je rentrais à Bordeaux, je revenais vivre là jusqu'en 2015. La résidence s'appelait la Résidence Offenbach. Quatre petits bâtiments de quatre étages.
Dans ces immeubles, j'ai connu plein de gens, dont un vieux monsieur qui avait fait partie des FFI (Forces Françaises de l'Intérieur) et qui n'a pas supporté le relogement imposé par le bailleur social.

Ma mère a été relogée en ville. 
Je ne suis plus trop retournée au Grand-Parc, sauf un jour, pour voir ma chambre au papier peint jaune à la vue de tout le monde. J'ai revu la bande rouge au milieu du papier-peint, et quelques inscriptions sur les planches du placard. J'y avais peint des mots comme "friendship" (je commençais à apprendre l'anglais),"love", "welcome to the entire world" etc.
Le temps que je vienne coller, mon immeuble a été démoli, l'autre à côté aussi (j'avais vécu au RDC du n°79, puis au 3e étage du n°75). 

J'ai écrit "Une table en bois" en pensant aussi à d'autres cités HLM où j'ai vécu: Cité Jean Mermoz (Lyon 8e), Cité Tony Garnier (Lyon 8e aussi).
J'ai souhaité collaborer avec Rouge qui a dessiné d'après mon texte, avec qui nous avons fait une belle collaboration.

Merci à tous pour le collage d'hier, merci aux passants de s'être arrêtés pour lire et voir. 



Adieu Résidence Offenbach !

Lire le texte "Une table en bois" en entier






mur disparu, collages disparus !
Le 75 rue Pierre Trébod et ma chambre au papier peint jaune.





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