En résidence d'écriture à Scy-Chazelles (Billet N°2)

Je suis en résidence à Scy-Chazelles jusqu'au 28 octobre.
Un blog de résidence est mis à disposition à l'écrivain pour y écrire quelques billets, le plus fréquemment possible.
Voici mon deuxième billet.





Scy-Chazelles, Lundi 1er octobre 2018


« Vous n’avez jamais été aussi vieille. »

La journée commence à dix heures, sous les serments d’un docteur fort sympathique qui m’assure que ma bronchite surinfectée est liée à l’âge qui est le mien (trente-et-un an et sept mois) lequel ne me permettrait plus d’encaisser une nuit blanche, un entraînement de natation, une danse pendant trois heures dans une ville humide (tout ça en 48H), et trois jours (en suivant) de visites, rendez-vous et autres évènements culturels dans la capitale. Peut-être a-t-il raison, parfois il faut se ménager.

Cependant l’eau me manque atrocement. Mon corps, comme un « Vincent n’a pas d’écailles » cherche l’immersion. Est-ce une habitude ou une fatalité, un déterminisme ? Ha ! L’Océan est loin, et ça, ça va être difficile à oublier.

Il y a cette gare, magnifique, à Metz, qui m’a accueillie. Je suis sortie par sa façade orientale et si je n’avais pas été attendue, j’aurais fait le tour, dans une hystérie soudaine de découvrir une des plus belles gares de France ! L’envie de lui dire « Look at you ! »

Si je n’étais pas descendue à Metz, le train m’aurait déposé en 2014. J’étais invitée à un séminaire au Luxembourg « Littérature, villes, interactions ». C’était l’été ! Je présentais mon travail de poésie urbaine, une première pour moi, devant des universitaires. Je crois m’être collée au premier bel homme aperçu dans l’amphithéâtre lorsque nous sommes entrés dans le réfectoire et ne l’avoir quitté qu’une demi-heure avant mon départ pour Paris, quelques jours plus tard.

Nous avions écrit un poème à plusieurs mains sur les murs du Luxembourg en signant « Les situationnistes luxembourgeois ». 
Qu’est devenue cette inscription ?

Lors de cette université d’été, nous y avions parlé dans toutes les langues, le portugais, l’espagnol, l’arabe, l’allemand. Et l’anglais ? Pas sûr.

Je ne pouvais pas espérer mieux.

Nota Bene : 
Le poème écrit à plusieurs mains :

"Il s'achemina seul,
Le pape était là
Et je marchai vers le ciel,
Tout au bord.

La nuit enthousiasmée de nuit."

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