Respiro #11- Inhibition masculine, mon oeil.



Inhibition masculine, mon œil.

Il faut s’y habituer et c’est irréversible. La femme peut surpasser l’homme dans plusieurs domaines. Si je me contentais auparavant de penser en termes de personnes et non de genre, j’ai compris que certains pensent encore d’une étrange façon.

La femme peut, en effet, avoir plus de connaissances qu’un homme, elle peut aimer plus fort, désirer sans lendemain, courir plus vite, être plus talentueuse, plus intelligente, plus belle, plus gentille, plus courageuse. La femme peut sans aucun doute, assumer sa personne jusqu’au dernier détail.
Hélas, elle semble sans cesse ramenée (tout dépend de son entourage, de qui elle fréquente, des accidents de la vie) à sa condition de femme. Qu’est-ce que cela implique ?
Qu’on attend d’elle une subordination à l’homme.
Elle est là pour lui faire plaisir, lui tenir compagnie, là pour le faire briller et qu’on ne voit que lui. Elle est plus douce, forcément plus sentimentale, plus vulnérable. Elle est muse, elle est corps, elle est décor.

Non. La femme peut exceller au point qu’on ne voit qu’elle. Pourquoi ne pas profiter de cet éclat pour s’éclairer un peu ?

La femme n’appartient à personne. Elle n’appartient qu’à elle seule. 

Scène dans "Cría cuervos" de Carlos Saura (1976)





  


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