Les ailes de l’échec

À toi qui es parti
Et qui m’as dit :
– De la jeunesse, c’est l’avenir qui m’exalte,
Les longues nuits étirées au-dessus des voies ferrées
De Saint-Ouen à La Villette, par Belleville jusqu’à Bordeaux
Le désir, les amours au croisement des rues pavées
Foulées par la danse frénétique
D’un corps transi de joie.

Tu seras chanteur pour cette nuit
Puisqu’il en faut autant
Que des étoiles qui brillent.

De quoi as-tu peur ?
Du risque de déplaire
Peut-être même,
Le risque de la fin ?
Regarde les grandes ailes
De mes échecs
Battre l’infortune
Et se poser sur toi.

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