Lampadaires (rue Pradier)

Je sortais de chez moi, pressée et quelque peu contaminée par la morosité d’un hiver parisien, quand j’ai aperçu les premiers mouvements d’une petite valse électrique. La lignée des lampadaires Rue Pradier s’est mise à clignoter en rythme, et j’ai été étonnée de voir les passants vaquer à leurs préoccupations comme si de rien n’était. N’entendaient-ils pas la musique ? J’ai remarqué le lampadaire du fond, juste à côté du Franprix. Celui-là était le meneur, il jouait solo, et les autres, l’accompagnaient. Les nuances d’éclats lumineux dans un fond pareil enjouaient mon corps, et je me suis sentie heureuse d’être le public d’un si beau spectacle. 17h20. Cinq minutes plus tard, il ne restait aucune trace de cette révolte lumineuse. Tout en marchant, j’ai gardé dans mon sourire le souvenir de cet instant.

J’ai collé ce poème rue Pradier. Je l’ai écrit pour cette rue que j’empruntais si souvent puisque j’habitais au 63, rue Rébeval. Il a duré près de trois ans sur pied jusqu’à sa désintégration par les intempéries. La façade a été ravalée, certes, mais le poème est resté (!)

premier collage du poème lampadaires (rue pradier)
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