hirondelles du lundi matin

Hirondelles du lundi matin

Combien de vols Ailes étalées à la lumière Piquant de biais, la terre entière ? Combien sont-elles À peindre le ciel, de cette manière Me faisant croire que j’ai mieux à faire ? J’ai mieux à faire Que mails pénibles, J’ai mieux à faire Toujours, mieux à faire, Au bout du fil, Certainement mieux à faire: Les regarder.
poème sur les vaches de la loire, nathalie man

Vacas

Chères ombres immobiles Et soleils craquants Sous cuir vachette Prenez donc toutes les saisons Jusqu’à l’éloge ultime De nos vieux os.

Ô désir éternel

Le désir éternisant de l'été Gravé sur ton marc de café Sur le bac, moi, Jeune femme jusqu'à la rive adverse De l'amour Je nage et te reviens.
c'est la saison que je préfère, nathalieman, poèmes

C’est la saison que je préfère

Il faisait chaud D’où je venais Quand il a dit C’est la saison que je préfère Les arbres, vertes à peine leurs feuilles Et cette brise hivernale Pendant que tu parles C’est la saison que je préfère Le soleil pour la lumière Et la chaleur du train Les rails qui nous emmènent Jusqu’à chez moi.
A nous l'éternité, poème, nathalieman

À nous l’éternité

Point de paradis Au loin Mais voilà Cristaux infaillibles Entre des mains passées. Ma bouche ouverte Crie à l'éternité.   À H.F
je veux, #giletsjaune, nathalie man

Je veux

Je veux le frigo plein Je veux la mer, la montagne, je veux le calme Je veux les arbres, la brise, l’oiseau Je veux la vue, l’horizon Je veux le soleil Je veux les sorties, je veux les amis Je veux les découvertes Que tu gardes que pour toi. Je veux des chaussettes neuves Et des chaussures imperméables Je veux ...
hommage à Roger Dubuis, poème, poésie

Tout vieillit autour de moi

A Roger Dubuis 
(1923-2018)

   Parce que toi tu vieillis Plus vite que moi De soixante à quatre-vingt dix Tu as perdu Ce corps qui se dénude devant moi Trente ans ne durent jamais Et ceci est ma dernière danse devant le miroir Quand toi, Tu as sans cesse froid. Pénultième souvenir D’un quotidien Une vie de famille Qui n’en est pas Tu es l’ami de ...
madrid, espagne, valladolid, histoire d'espagne

Madrid-Valladolid

C’est donc ça Le ciel infini sur la terre plate Ce sont ici les batailles Les chutes l’Histoire Et cette lumière qui perdure Rasant l’horizon et mes souvenirs C’est donc ça Mes étés Plus étrangers encore à la lueur d’hiver Ma langue si nette et pourtant si lointaine C’est ici L’absence répétée De mon corps erratique.

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