Se jeter jusqu’à l’aurore (Donibane)
Le cycle recommence comme une vieille chanson qui ressurgit alors que je l’avais oubliée et qui, tout à coup, me subjugue pendant que je m’avance sur la jetée à travers les vagues qui ne montrent d’elles que leur mousse. L’embrun a trempé mon visage et le soleil s’est déjà couché.
Je dois retenir ce bout d’hiver contre mon corps.
C’est la fin de la souffrance, le début du plaisir, et je laisse l’heure tourner tandis que la chanson gravite sur l’eau dans laquelle je me jette jusqu’à l’aurore.

