Generación del 27

« La poésie française ne m’émeut pas. Je ne retrouve pas la même force qu’un Pablo Neruda, qu’un Antonio Machado ou même qu’un Miguel Hernández. Si, peut-être Robert Desnos. » Je ne dis rien pendant une seconde. Longue, elle me parut. Je venais de revoir César, étudiant franco-espagnol, dans un café de la ...
bienvenue aux migrants, solidarité, loi délit de solidarité, nancy, résidence écriture, poésie, poèmes

Exilée

Une éclaircie. C’est ce qu’a été pour moi Nancy que j’ai connu tout d’abord de nuit. J’ai traversé la place Stanislas, j’ai longé la Pépinière jusqu’au Palais du gouvernement faisant un saut dans le temps. Ce n’était d’ailleurs pas si difficile à se figurer cette époque, je venais de voir Mademoiselle de ...
fuck off, inconformisme, résidence écriture, tolérance

Fuck off (va te faire foutre)

Je ne me conformerai pas. Il suffit d’une soirée où pour la énième fois on me dira indirectement que je parle vite. Comme toujours, il suffit de demander à celui avec qui je parle « Tu comprends ce qu’elle dit ? » Ce à quoi souvent, bien évidemment, la personne répondra « Oui » ou comme hier soir, ...

Histoire d’une nation ou Le racisme

Ça m’est revenu. D’un coup, comme ça. L’air de rien d’ailleurs. Cette scène dans le documentaire, la femme qui revient sur son nom espagnol « Sánchez » et moi qui me suis souvenue. Jusqu’à ma majorité, je m’appelais Nathalie Man Sáinz de la Maza.  Ma mère avait décidé que, comme en Espagne, ...
la langue des papillons, guerre d’Espagne, résidence d'écriture

La langue des papillons

Maintenant que cet avion passe au-dessus de ma tête pendant l’énième sieste de la journée, je me souviens de mon rêve de cette nuit. (La fièvre a ravagé mon corps qui se repose enfin sauvagement. Ce n’est autre que l’hibernation d’un corps du Sud dans un village du Nord). Sur la plaine ...
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Europa

Mon corps était plus chaud que l’air à l’arrivée. J’avais quitté Bordeaux avec ses 30°c au soleil, puis Paris, plus fraîche mais survoltée ce qui, indéniablement, réchauffe. Quand je suis arrivée à dix heures du matin à la gare de Metz, c’était l’automne, dans toute sa splendeur, et sa fraîcheur. J’ai ...

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